Un petit coup de Batman : The Dark Knight, avant sa sortie en France

23 juillet Oban Star-Racers en figurine vinyl - 5/ Dernière étape & jeu-concours

Dernière étape de notre carnet de production Molly. Des concepts-arts au packaging en passant par les retouches sur le prototype, vous avez pu cerner toutes les facettes de production d’un design toy, de son origine à sa commercialisation.

Voici donc à quoi ressemblera la Molly définitive, après une dernière correction sur les sourcils, un peu trop épais sur les premiers prototypes.  Pendant cette dernière phase, le directeur artistique de Muttpop a réalisé le visuel du packaging de la boîte dans laquelle sera commercialisée Molly. Il n’a fallu que quelques essais pour trouver la bonne version.

En plus de la version originale, identique à la Molly du dessin animé Oban Star-racers, quatre autres versions seront produites dont une glow qui brille dans le noir ou une classico tout en nuances de gris. D’autres variantes ont été envisagées avant d’être abandonnées, tel un hommage à Mario, le célèbre plombier de Nintendo.

Molly, dans sa version originale, sortira mi-août en librairie, dans les arts-shops et sur les sites de vente en ligne, au prix de 37 €.


La Molly Classico, Molly Mario (abandonnée) et Molly Originale.

CONCOURS : Pour fêter la sortie et la fin de la publication du making of,
Muttpop et Wartmag s’associent pour vous faire gagner un toy Molly. Pour cela il vous suffit d’envoyer une photo qui met en scène n’importe lequel de vos toys en train d’attendre l’arrivée de Molly. Tous les coups sont permis, à vous de jouer. Vous avez jusqu’au 20 août pour envoyer vos photos à  wartredac@gmail.com. La meilleure mise en situation, soumise à l’appréciation de Muttpop et Wartmag, remportera le concours ! (+ d’infos ici)


Ci-dessus, quelques essais de design de la boite. La première est la bonne.

1/ Conception graphique
2/ Les essais au Sculpey
3/ La sculpture à la Wax
4/ Prototypes d’usine
5/ Dernière étape & jeu-concours.

Retrouvez l’ensemble des étapes du carnet de production dans la catégorie dédiée à l’évènement.

Toutes les images sont © Muttpop Europe.

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15 juillet [JEU VIDEO PC] Perry Rhodan, une aventure bien rodée

Perry Rhodan… Ce nom ne vous dit rien ? Nous non plus. Pourtant, ce héros de romans SF initiés par K.-H. Scheer est une icône en Allemagne où 2500 épisodes feuilletons sont parus, couvrant plusieurs millénaires d’aventure… Ce bon vieux Perry passé toutes ces années ne ressemble pourtant pas à Giscard, mais à un beau gosse blond aux yeux bleus. Comment est-ce possible ? Le garçon jouit de l’immortalité relative, qui permet à ses cellules de ne pas vieillir. Un atout qui vaut toutes les crèmes L’Oréal Revitalift du monde.

C’est dans la peau du résident Rhodan, leader du peuple Terranien que nous sommes lâchés à l’aventure. La résidence solaire, sorte de palais flottant, vient d’être attaquée par des robots d’origine inconnue. Un fait inquiétant, quand le terrain de jeu de la saga se mesure à l’échelle galactique, avec des tas d’espèces extra-terrestres différentes dont certaines sont à découvrir dans le jeu. Les plus rigolos sont les bleus, sorte de cookies à pattes qui parlent comme s’ils s’étaient pris un peu trop de coups de pieds dans les noix. Cela pour dire que le doublage, bien que convainquant dans l’ensemble, n’est pas inoubliable et franchement pénible pour certains types de personnages.

Avec un background richissime puisant dans l’histoire de la saga, le néophyte a intérêt de visiter avec attention la galerie museum de la résidence où l’Histoire Terranienne est évoquée en texte et en images. Bien que surpuissant politiquement – il serait trop simple d’envoyer ses armées raser toute forme de vie agaçante –, Rhodan est “pour sa sécurité” cloitré dans ses appartements, protégé par des soldats un peu trop zélés. La première mission consiste à s’extraire de la cage dorée pour se lancer sur les traces Mondra Diamond, l’amie chapardée par l’envahisseur métallique sur les hauteurs du palais. À l’aide de quelques éléments récoltés ici ou là, on met vite à jour un complot, doublé de trahisons en tout genre.

Un gameplay loin d’être futuriste

En pleine action, Perry Rhodan : le mythe des Illochim reprend tous les ingrédients du point & clic qui ont fait les beaux jours des jeux LucasArts. Le jeu est même très pédagogique, jouant avec le monde ultra-technologique pour fournir une aide maquillée. En appuyant sur “S”, une sorte de balayage radar opère sur l’écran pour révéler tous les éléments cliquables. Si cela se justifie par l’attirail hi-tech du héros, l’utilisation continue de ce “pouvoir” facilite un peu trop la tâche. L’interaction avec les personnages est d’ailleurs réduite à son minimum : pas de lignes de dialogues à sélectionner, mais des icônes symbolisant personnes, thèmes ou objets  servent à interagir avec les personnages non joueur. Il suffit, un peu bêtement, de coller chacune de ces images sous le nez de n’importe qui pour débloquer de nouveaux thèmes et faire avancer l’intrigue.

Si question gameplay, Perry Rhodan ne révolutionne pas le genre et se contente du minimum syndical, le jeu tire l’essentiel de son intérêt dans son graphisme et son background. Dès les premières minutes, on est immergé dans un monde futuriste, détenteurs de grandes responsabilités – le bureau de Rhodan doit être aussi grand que celui du maire de Paris. Les décors sont somptueux et le soin apporté à leur animation, particulièrement savoureux. C’est un détail, mais voir des dizaines de vaisseaux voler en arrière-plan fait toujours son petit effet.
La variété géographique est aussi de mise. Des intérieurs du palais à ses balcons avec vue plongeante sur l’immense ville, aux abords de l’université tout en rondeur ou encore dans les soubassements d’une planète Arkonide ; sorte de ville cachée aux dimensions inconcevables qui rappelle pas mal l’univers du Blame de Nihei ou même la BD franco-belge Ascensions de Bouss.

Une réalisation au top

Avec des doublages de personnages secondaires moyens, un gameplay plan-plan et une ultra-linéarité parfois bizarre – on ne peut pas utiliser une lampe sur un couloir noir, car elle doit servir à un autre endroit tout aussi sombre –, Perry Rhodan pourrait être une vraie déception. Pourtant, la richesse de son univers, bien mise en avant par des partis-pris esthétiques ambitieux et des décors mis en valeur par des plans originaux, est propice à une immersion qui fait toute la différence. Perry Rhodan n’est pas une révolution, mais un bon jeu d’aventures de science-fiction servi par une réalisation impeccable. À l’heure où le jeu d’aventure est écrasé par les nombreux FPS sans personnalité, Perry Rhodan : le mythe des Illochim séduira les amateurs du genre sans chambouler pour autant leurs habitudes de jeux.

JK

Perry Rhodan, le mythe des Illochim, 40 €, dispo.

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09 juillet Japan Expo 9 câline ses visiteurs

Avec près de 120 000 visiteurs, la neuvième édition de Japan Expo a relevé son pari en terme de fréquentation. Un flot continu de visiteurs a rempli chacune des salles dédiées à un pan de la culture asiatique. Retour en images sur l’évènement.

Doté d’une architecture froide et d’espaces démesurément grands, le parc d’expositions de Paris-Nord Villepinte est un tue-l’amour en terme de charme et de convivialité. Sol brut, lumière blafarde, espaces totalement vides, rien dans le décor de base ne vient flatter l’œil du visiteur. Si le lieu semble pharaonique, il faut avouer que l’affluence soutenue, tout au long des quatre jours de la manifestation, demandait bien un espace conséquent à défaut de pouvoir s’implanter au cœur d’une ville.
Résultat, une fois la file d’attente passée et le billet d’entrée acquis pour 12 euros, on a l’impression de se retrouver dans un hypermarché surdimensionné où se côtoient fans gothiques des rendez-vous du marquis, badauds néophytes avec appareil photo en bandoulière, amateurs d’arts martiaux et personnages tout droits issus du monde des bisounours.

Les cosplayers : minorité visible

Inévitables, les cosplayers forment l’attraction la plus immédiate de la Japan Expo. Déguisés en leurs héros préférés, de Sangoku à Darth Vader, en passant par des personnages aux tenues improbables ou des lolitas goth, tous ces individus font la joie des allées, se photographiant à tour de rôle. Une occupation majeure du lieu pourtant réprouvée par la charte du salon stipulant que « les photos de cosplayers dans les allées du festival sont strictement interdites ». Dans ce cadre, il est à noter que des tenues vraiment très courtes portées par des participantes vraiment très jeunes font quelque peu tiquer. C’est simple, lâchez une horde de Jean-Luc Lahaye dans le salon et c’est un carnage assuré. Reste qu’à part la longueur des jupes et quelques vieux messieurs munis de caméscopes, l’ambiance entre cosplayers et visiteurs est franchement amicale et festive, les Free Hugs venant compléter l’évènement pour les amateurs de calins gratuits.



Au rayon des stands, Nintendo et Ubisoft dans la partie jeux vidéo se sont taillé la part du lion, avec des espaces imposants. L’éditeur français proposait de découvrir le titre Soul Calibur 4 ou de jouer avec ses dorénavant cultes Lapins crétins, tandis que Nintendo mettait le paquet sur sa Wii et l’univers Pokemon. Côté éditeurs, tous ont fait un véritable effort de scénographie à l’image du mini musée mis en place chez Tonkam ou d’un espace accueillant chez Pika. La palme des décors revenant ex æquo à Kana pour son Naruto géant et à Glénat pour son environnement tiré de l’univers de One Piece, dont le réalisateur de la série animée, Munehisa Sakai était présent pour une conférence et se retrouvait acclamé dans les coursives par ses fans déguisés. À la jonction de ses deux univers, le stand Ankama était tout simplement incontournable avec son dessin animé Wakfu, son jeu vidéo Dofus et ses bandes dessinées tirées de cet univers vidéoludique ; sans compter les albums de Maliki et du label 619 de Run, l’auteur de Mutafukaz. Ankama gagne même la palme de la file d’attente la plus longue et surréaliste pour acheter des bouquins et goodies.




Ne manquait que Mariah Carey

Du côté des créateurs, de nombreux auteurs internationaux ont également répondu présent. Scénariste des œuvres cultes Lady Snowblood, Crying Freeman et Lone Wolf & Cub, Kazuo Koike a fait le déplacement pour empocher un des prix spéciaux du jury. Deux dessinateurs sont repartis avec la même récompense, à savoir Go Nagaï, le créateur de Goldorak et Takeshi Obata, auteur de Death Note. Dommage que ce dernier cultive les caprices de midinette, refusant à quiconque de le prendre en photo… n’est pas Mariah Carey qui veut ! Dans la même catégorie, Oh Great, l’auteur d’Air Gear, invité par Ubisoft, a refusé une séance de dédicaces annoncée dans le programme, prétextant un malentendu dans son contrat. Une attitude de diva dommageable pour tous les fans en présence.

En terme de variété, le contrat est largement rempli, nul doute que l’amateur de culture asiatique, de cosplay, de jeu de plateau y a trouvé leur compte. Si le billet d’entrée reste cher, l’offre en présence comble la douloureuse. Reste que le salon ne propose aucune exposition digne de ce nom – seule la Shueisha pour les 40 ans du magazine Shonen Jump proposait une vraie expo –, ni d’espace didactique pour les personnes voulant s’initier à cette culture. Pas de doute, un béotien curieux sera littéralement perdu dans tout ce maelstrom, sans parler des parents venus découvrir l’univers de leurs enfants.



Avec cette neuvième édition, la Japan Expo s’affirme, s’il en était encore besoin, comme un rendez-vous incontournable. Pour preuve, la présence de nombreux représentants japonais dans toutes les travées, venus voir l’ampleur du phénomène. Reste alors un manque de second degré avec la faible présence d’évènements décalés, doublés d’un certain autoritarisme de la part de l’organisation et de la sécurité, pour cette manifestation promis à un avenir toujours plus radieux. Un constat finalement normal pour une manifestation traitant de l’empire du soleil levant.

Les images sont © Wartmag.com

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29 avril Mad Movies et Wetta : mariage à gore et à cris

Se7en, Destination Finale… Des comics issus de films à succès inaugurent la collection Mad Movies Comics des éditions Wetta. Fondé en 2005, cette petite maison se démarque des mastodontes du marché par ses choix et vient rivaliser avec Fusion, le label Soleil/Panini spécialisé dans les titres tirés des mondes ciné et télé. Adossé à Mad Movies, le magazine de référence sur le cinéma de genre, Frédéric Wetta raconte son défi éditorial.

D’ou est venue l’idée de s’associer au magazine ?
Frédéric Wetta :Je suis un fan de cinéma fantastique et d’horreur depuis mon plus jeune âge, Mad Movies est une vraie bible pour moi. Ce magazine est la base de ma culture ciné, je le lis depuis bientôt 22 ans. Publiant les titres qui me plaisent, on retrouve naturellement beaucoup de personnages liés au ciné dans mon catalogue comme Aliens, The Mask ou la préquelle de Se7en. Depuis mes débuts, la communication sur mes livres passe d’avantage par la presse spécialisée ciné fantastique que par les magazines de BD franco belge ou de comics. Tout cela était donc cohérent avec la mise en place d’une collection Mad Movies.

“ Je communique plus avec les mags ciné que ceux sur la BD ”

Comment les responsables du magazine ont réagit à votre proposition ?
J’avais déjà monté un petit plan de communication avec Mad Movies, à l’époque d’El Zombo Fantasma. Ils étaient partenaires sur ce livre et avaient assuré des pages de pub dans leur magazine et dans Comic Box, le mensuel d’actu comics, qu’ils publiaient à l’époque. Depuis, j’ai gravis quelques échelons et ils m’avaient à l’œil. Lorsque je suis revenu vers eux avec cette idée, le deal s’est fait en 5 minutes. C’est Luke Kenoufi, de Dagon Editions qui co-édite les Tortues Ninjas (TMNT) avec moi, qui a déclenché la machine.

Quels sont vos espoirs dans cette association ? Toucher plus facilement les lecteurs de Mad?
Les lecteurs de Mad sont très différents dans leur façon de penser de ceux de Première ou de Télé Star, je le sais, j’en suis moi-même un ! On a l’habitude de se faire sa propre opinion, on est des passionnés et on est prêts à mordre pour défendre nos points de vue. Ce n’est pas parce que Mad Movies “sponsorise” un dvd ou un livre qu’on va l’acheter les yeux fermés. De mon point de vue, cette collection va permettre de mieux informer les habitués de Mad sur les sorties comics de Wetta, sans garantie de succès ou d’achat compulsif. Les personnes que nous allons toucher plus facilement, ce sont les lecteurs occasionnels ou ceux pour qui le nom est évocateur ceux-là se laisseront guider vers des titres qu’ils ne connaissent peut-être pas.
Pour les choix des albums, collaborez-vous avec les membres du magazine ?
Ils savent à l’avance quels titres vont intégrer la collection. Pour l’instant, ils n’ont rejeté aucune de mes propositions. Destination Finale et Se7en ont été accueillis à bras ouverts et critiqués positivement dans leur rubrique « sang d’encre ». Cela est fait objectivement, comme pour n’importe quel autre livre. De toute façon, si on essayait de forcer la pilule, on se ferait immédiatement repérer et jeter – à raison – par le noyau dur des lecteurs !

“ La collection ne se limite pas aux films, elle s’ouvre à tout l’esprit Mad ”

Quels sont les prochains comics à paraître ?
Zombie Highway 2
, le film reste hypothétique pour l’instant, mais le thème et le traitement de ce comics sont dans l’esprit de la collection. Le premier tome ayant laissé une bonne impression au public, on a voulu intégrer le second dans Mad Movies Comics. L’idée est de ne pas limiter la collection aux adaptations de films mais de l’ouvrir sur des titres ayant « l’esprit Mad ». En juin, Alien versus Predator : Eternal va pouvoir réconcilier une frange du public déçue par les deux premiers films. Et puis, il y aura – enfin – les suites d’Hack/Slash, une BD que j’ai repérée il y a des années et que Rogue Pictures est en train d’adapter en long métrage.
Votre programme annonce la sortie de la Forteresse Noire, s’agit il d’une adaptation du film de Michael Mann ?
Il s’agit de l’adaptation du roman de Francis Paul Wilson, qui avait servi de base au film de Michael Mann. L’écrivain avait détesté le film. La BD a été développée en collaboration avec Wilson, qui a déclaré qu’elle était “le parfait story-board de ce que le film aurait dû être”. Les cinéphiles vont pouvoir étudier ce point de vue en lisant la BD. Une œuvre intéressante à plus d’un titre, donc !

Blog Wetta
Site Wetta
Site Mad Movies


Les images sont, sauf la cover Destination Finale, issues de la série Se7en. DR.

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20 août Un CD pour l’opéra Monkey : Journey to the west

Chapeauté par Jamie Hewlett et Damon Albarn, fondateurs du groupe Gorillaz, l’opéra Monkey : Journey to the west s’invite enfin sur CD, presque 1 an après sa première représentation. Pas question de rock’n roll, mais plutôt de musique traditionnelle chinoise, de chants envoutants, bref tout ce qu’il faut pour l’habillage musical de la plus fameuse légende chinoise, sur l’ascension du roi des singes.

En plus de sa sortie chez nos disquaires habituels, le CD est proposé en 3 versions dans la boutique en ligne de Journey to the west. Une version digitale à 8 euros pour les plus fauchés, une autre à 16 euros (frais de port inclus) pour un disque physique – on peut télécharger l’album au format MP3, sans DRM, en attendant de recevoir l’album par la Poste – et une version collector avec un vinyle et de nombreux goodies, dans une boîte limitée, vendue 83 euros. Cette sortie tombe à pic, en pleins jeux Olympiques de Pékin. À cette occasion, un clip animé inédit, reprenant les personnages de l’opéra a d’ailleurs été créé pour l’habillage de la chaîne BBC Sport. Un joli coup pour les anciens de Gorillaz qui expérimentent, en marge de ces Jeux, un moyen de diffusion de leur musique, de plus en plus prometteur.

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20 août Manu Larcenet sonne L’Angélus

Le prochain Larcenet ne sort ni en collection Poisson Pilote, ni chez un gros éditeur, mais chez Les Rêveurs, la maison édition associative cofondée par l’auteur du Retour à la terre, dans laquelle est paru notamment Ex-Abrupto et Critixman. Pas de 100% bande dessinée au programme avec L’Angélus de midi, mais un petit livre en partie autobiographique mêlant textes, réflexions et planches de BD inattendues, où l’auteur met en scène sa vie de famille, se dessinant parfois dans un uniforme nazi.

Les habitués au blog de Larcenet ne seront pas à 100% surpris par cette lecture où plusieurs textes sont repris à l’identique comme l’épisode de Larcenet à la Poste. En revanche, une mise en scène inédite est réalisée à l’aide du professeur Pedro-Joao Himmelkopf, qui livre dans cet ouvrage ses impressions de psychanalyste sur l’auteur. Un traitement rigolo qui permet à Larcenet de ne jamais utiliser le “je”. Sortie à 12 euros le 29 septembre entre midi et 18 heures.


L’Angélus de midi © Les Rêveurs, Larcenet.

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19 août Rendez-vous, un collectif BD entièrement muet

Dans la veine d’un collectif très graphique comme Out of Picture, les éditions Akileos sortent Rendez-vous, un collectif BD regroupant 12 auteurs français issus des mondes de l’animation. Est-ce pour mettre en valeur au maximum les atouts graphiques de ces artistes que toutes les histoires courtes sont muettes ? On peut l’imaginer, avec en défi supplémentaire de rendre compte d’un pan de la culture française.

La douzaine d’auteurs ne sont pas tous inconnus du monde BD tels Michaël Sanlaville qui a montré l’étendue de son talent en compagnie de Bastien Vivès sur Hollywood Jan, paru chez KSTR en début d’année, ou encore Chloé Cruchaudet, auteure du très beau Groenland Manhattan. 80 pages de BD muettes, 23 euros, pour un album à mi-chemin entre artbook et bande dessinée. Ça tombe à pic, le bouquin sort mi-septembre dans la bien nommée collection Galerie(s).


Rendez-vous © Akileos et les auteurs. Ci-dessus, planches de Marc, Gosselet, Salanville.

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19 août Barbie bouffée par les oiseaux ? Une nouveauté Mattel

Ah Barbie ! Si parfaite, si mignonne, elle qui, maquillée comme une voiture volée, n’arrête jamais avec son insolent sourire et son brushing parfait. Les patrons de Mattel ont semble-t-il troqué leur moralité dégoulinante pour un peu plus de fantaisie en annonçant une Barbie harcelée par quelques délicieux volatiles.

Bien sûr, pas question de zapper les Barbie princesse, et autres gentilles femmes au foyer en camping-car rose au profit de poupées agressées par des piafs. La Barbie Alfred Hitchcock’s The birds doll s’inscrit dans une série d’hommages aux films classiques, en l’occurrence Les Oiseaux d’Hitchcock pour celle-ci. C’est sans doute pour ça que le joujou s’arrachera à 55 dollars contre une quinzaine pour les Barbies normales, tellement moins sympathiques.

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18 août Avec le label Araignée, Ankama tisse sa toile

Quelques mois après l’annonce du label 619, Ankama dévoile Araignée, son nouveau projet éditorial de bandes dessinées. Au sommaire : du fun, du fantastique et de l’intimiste. Originalité ? Tout ça à la fois !

Le blogueur Raphaël B sera le premier à essuyer les plâtres en septembre avec Ma vie de zombie, sur un scénario de Sébastien Viozat. Rien à voir avec le blog du dessinateur puisque nous suivrons les aventures d’un gardien de cimetière. Le récit s’annonce intimiste et intelligent – ça parlera de thèmes comme l’euthanasie – sans pour autant faire l’impasse sur le fun avec des cervelles qui explosent. Côté Retranchés, le mystérieux Cafard réalise un récit fantastique se déroulant tantôt à l’époque contemporaine, tantôt au 19e, sous fond de crise du trentenaire.
D’autres ouvrages sont annoncés avant la fin de l’année comme Constellations, le premier tome d’une série dessinée par Popcube sur un scénario de Daryl, alias David Calvo. Romancier et scénariste BD, Calvo a scénarisé la trilogie Kaarib chez Dargaud. Autant vous dire qu’on attend celui-là avec la plus grande impatience.

Avec un format proche de celui des Mutafukaz et autres Chaosland, les bouquins “Araignée” seront proposés moins de 14 euros. Premières sorties le 18 septembre, ce qui laisse un mois à la concurrence pour annoncer des labels Raid et Baigon.


Les images sont © Ankama. Ci-dessus, planche de Retranchés par Cafard.

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18 août Un beau coffret intégral pour le dessin animé Batman

Véritable institution du monde de l’animation, le Batman animé de Bruce Timm, Paul Dini et Eric Radomski profite de l’actualité ciné du Dark Knight pour revenir en DVD dans un très beau coffret intégral. Bon, comme d’habitude cette édition prévue pour le 4 novembre prochain n’est pas encore annoncée en Europe, mais Amazon.com la catégorise “all regions“, ce qui signifie que les 4 saisons pourront être lues sur n’importe quel lecteur DVD.

Une aubaine pour tous les fans, car les pistes sonores françaises et les sous-titres seront disponibles sur l’ensemble des galettes. Le prix de vente est lui aussi très sympa, avec des précommandes autour de 75 dollars, ce qui revient pour nous autres européens à 50 euros, frais de port (et de douanes pour les malchanceux) non inclus. Que demander en plus des 109 épisodes répartis sur 16 DVD ? Un petit artbook ? Ça tombe bien, un livret de 40 pages de dessins de production est inclus au coffret. Ne manque plus qu’un Batarang et ça serait l’extase.

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15 août Minik, un one shot poignant d’Hippolyte et Marazano

Une petite année après le second tome du Maître de Ballantrae, le retour d’Hippolyte sur Minik sera à n’en pas douter un des moments forts de la rentrée. Parce que le thème de son one shot scénarisé par Richard Marazano est passionnant autant que dramatique : l’histoire d’Inuits amenés à New York qui succomberont presque tous à la maladie. Minik, un petit garçon, finit même par découvrir le cadavre de son père livré en pâture aux visiteurs du musée d’histoire naturelle, section populations indigènes.

Le pitch vous est familier ? Normal, le sujet tiré d’une histoire vraie a été traité en mars dernier par Chloé Cruchaudet dans Groenland Manhattan, un one shot paru chez Delcourt dans la jolie collection Mirages. Autant sur le plan graphique que sur celui de l’adaptation, les différences sont notables, ce qui ne devrait pas empêcher les lecteurs de Groenland Manhattan de se plonger dans Minik, à venir début septembre dans la collection Aire Libre de Dupuis.


Minik © Dupuis, Marazano, Hippolyte.

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15 août Les belles images du collectif Lezilus

Ce n’est pas la première fois qu’on vous parle d’artbook sur le site, mais c’est sans doute une première pour un livre aussi beau et aussi peu cher. Pour 8 euros, cet ouvrage au tout petit format regroupe quelques travaux signés Jean Clodes, Jeremyville, Tabas et Jon Burgerman, quatre artistes membres de l’agence Lezilus.

Lezilus compte de sacrés monstres du dessin comme Arthur de Pins, Florence Dupré la Tour ou encore Oxo la Terre qui vient de sortir Seule en solo aux éditions Michel Lagarde. Il y a donc de fortes chances de voir de nouveaux livres collectifs à paraître chez ce même éditeur. Lezilus T1 arrive le 25 août dans les bonnes librairies.


Lezilus © Éditions Michel Lagarde (images et photo). Avec dans l’ordre, illustration de Jon Burgerman, Jean Clodes, Jeremyville.

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14 août Les Échappés de Charlie Hebdo, une nouvelle maison d’édition

Est-ce la parution de superbes bouquins tel Le Procès Colonna aux éditions 12bis qui ont motivé Charlie Hebdo pour lancer Les Échappés, leur propre label BD ? Probable quand on voit qu’une collection Charlie Reportages verra le jour en 2009 où dessinateurs mêleront leur talent à celui de journalistes, soit le même principe adopté par le duo Tignous - Paganelli sur Le Procès Colonna.

Premier album à paraître le 18 septembre, Ma première croisade : Georgie Bush s’en va t’en guerre est une bande dessinée inédite signée Riss, par ailleurs directeur éditorial de la nouvelle structure. Si les ouvrages inédits et les créations originales sont privilégiés, les incontournables recueils de caricatures parues dans l’hebdo seront de la partie, avec Liberté, Égalité, Fraternité, 3 livres distincts à paraître le 2 octobre. Curieusement, Siné n’est pas au programme.

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13 août Bottomless Belly Button, un pavé de 720 pages de BD

Château l’Attente avait surpris par son look grimoire, son poids et son allure imposante. Une prouesse en passe d’être battue par Bottomless Belly Button, un pavé de Dash Shaw, dont l’adaptation française arrive en novembre chez Çà et là sous le nom de Nombril sans fond.

Acclamé outre-Atlantique, le “meilleur roman graphique de l’année” selon le New York Magazine s’inscrit dans une veine intimiste où l’on suit, sur plus de 700 pages, la vie d’une famille en crise, en plein divorce après 40 ans de mariage. Deux couvertures sont proposées en anglais par Fantagraphics, une pour le père, l’autre pour la mère, et il devrait en être de même chez nous, à moins qu’une couverture originale inédite vienne bouleverser tout ça. En attendant, une bande-annonce en dessin animé est à découvrir sur le site de l’éditeur américain. Un beau pavé en perspective, une arme contondante pour divorcés : on ne dira plus que la culture ne fait de mal à personne !


Les photos sont © Fantagraphics.

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12 août Une encyclopédie pour le label Vertigo

Sandman, Y : The Last Man, DMZ, 100 bullets… La qualité et l’exception ne sont pas les seuls points communs de ces séries. Toutes ont été publiées dans le label Vertigo des éditions DC Comics. Un label dont l’exclusivité française revient à Panini depuis quelques années, coupant l’herbe sous le pied des éditions Semic, premières à avoir publié en France quantité de titres Vertigo.

Le premier septembre, l’éditeur anglais Dorling Kindersley sort une encyclopédie consacrée au prestigieux label. Des fiches de description enrichies d’anecdotes sur la création des séries, de storylines et d’analyses sont promises, illustrées par de nombreux visuels sur une mise en page un peu cheap. Pour une fois, ceux qui parmi nous ne lisent pas l’anglais ne seront pas lésés, avec une version Française de l’ouvrage annoncée 30 euros en octobre par… les éditions Semic !

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12 août Festiblog et Chibi Japan Expo dévoilent leur affiche

Fin septembre, comme fin octobre, la région parisienne sera marquée par deux manifestations BD hautes en couleurs. Les 27 et 28 septembre, la quatrième édition du Festiblog BD envahira Bercy Village avec des séances de dédicaces au Cour Saint-Emilion. Kek, parrain de l’édition avec Pénélope Jolicœur, signe une affiche en pixel-art, un genre de plus en plus à la mode, consacré récemment par la campagne de pub ANPE.

Autre ambiance, même si la convivialité reste commune, avec la deuxième édition de Chibi Japan Expo à Paris-Est Montreuil, du 31 octobre au 2 novembre. Il y sera question d’anime et de manga avec une place importante accordée aux productions d’amateurs. Aurore signe l’affiche, sur le principe de celle créée pour Japan Expo. Question tarifs, la grille n’est pas aussi mignonne que le visuel du festival avec des pass vendus entre 9 et 12 euros, en fonction des jours. La prévente n’offre même pas de rabais, juste une heure supplémentaire pour claquer ses sous dans les travées de l’expo. Payer autant pour dépenser plus, une question qui ne se posera pas au Festiblog où l’entrée est gratuite !

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11 août Empire USA : le défi des 6 tomes en 4 mois

Un nouveau pas est en passe d’être franchi dans le monde des BD feuilletons. Certes, Empire USA sort en dur, au petit format de 48 pages couleur, mais les 6 tomes que comptent la première saison seront tous en vente avant Noël, au prix unitaire de 10,40 euros, soit un peu plus de 60 pour la série complète.

Comment pareil exploit est-il possible ? Non, les éditions Dargaud n’ont pas trouvé une version dessinateur de Corbeyran, mais 5 dessinateurs différents, Griffo – en charge de deux albums –, Mounier, Juszezak, Koller et Reculé, qui œuvrent depuis plusieurs mois à la réalisation des tomes de la série scénarisée par Stephen Desberg, déjà aux manettes des très chouettes IR$ ou Le Scorpion.

À première vue, Empire USA ressemble à un mélange entre 24 H Chrono et le héros de la série BD James Healer. Une attaque bactériologique menace l’intégrité des USA et remet en cause la constitution américaine et les libertés individuelles au nom du tout sécuritaire. Jared Gail, seul homme capable d’empêcher la catastrophe, n’est pourtant pas un superman des temps moderne, la preuve, il apparaît dès la première planche sur le point de se tirer une balle dans la tête. Sans doute venait-il de découvrir le prix du litre de sans-plomb. Réponse le 19 septembre avec les deux premiers tomes.



Ci-dessus, Empire USA T1 © Dargaud, Desberg, Griffo.

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11 août Survire à l’apocalypse : le guide pratique Apocalypse How

Peur que la planète ne se transforme en no man’s land gigantesque ? Que les seuls champignons terriens soient atomiques ? Envie de vous essayer au délicieux Steve Tartare ? Si vous avez 8 euros, que vous lisez l’anglais ou que vous appréciez les illustrations idiotes, Apocalypse How, est peut-être le guide déjanté qu’il vous faut.

Bien qu’on n’ait pas encore mis la main dessus pour s’assurer de la véracité des conseils de Rob Kutner, la préface signée Nostradamus s’impose comme gage de qualité. S’habiller, se nourrir, s’entretenir, se divertir, tous les thèmes essentiels sont passés en revue sur près de 200 pages illustrées par du grand n’importe quoi. Une version du Monopoly l’atteste, rebaptisée pour la circonstance en Armageddonopoly où les rues ont été balayées au profit de cases telles “dégâts des eaux”, sonde anale extraterrestre ou les improbables “Kentucky fried peoples”. Un sommaire qui met l’eau à la bouche de tous les fans d’ambiances post-apocalyptiques. D’ailleurs, les équipes de développement de Fallout 3 se seraient commandé le guide par palettes, en prévision des expéditions punitives que les puristes du jeu leur réservent.



Apocalypse How © Running Press, Rob Kutner

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07 août Gibrat et Tardi entrent en guerre

Amateurs d’Histoire et de conflits, rejouissez-vous, la rentrée sera chargée avec la parution quasi simultanée du premier tome de Mattéo par Jean-Pierre Gibrat et du premier numéro de Journal du 1914-1918 de Jacques Tardi.

Bien que les deux nouvelles séries de ces auteurs stars aient en commun la Grande Guerre, la comparaison s’arrête là. Gibrat privilégie un traitement romanesque, presque glamour, de la guerre, sur une série qui débute en 1914 pour se finir, au tome 4, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Tardi se cantonne à ce qu’il sait faire avec brio : retranscrire la guerre des tranchées de façon crue, soit réaliste. 3 strips par planche, en plus d’un traitement chromatique original, avec un début en couleur qui s’enfonce dans la monochromie à mesure que le conflit évolue.

Les versions cartonnées “standard” de ces deux séries sortent chacune fin octobre, mais bénéficient de prépublications intéressantes. Enfin, tout dépend du budget. À 2,50 euros, 1914-1918 paraît chez Casterman sous forme d’un Journal de guerre, un peu comme L’Étrangleur ou le dernier Adèle Blanc-Sec. 3 numéros sortent entre le 27 août et le 8 octobre avec 15 planches de BD enrichies de 5 autres de textes et d’articles. Mattéo prend la direction opposée chez Futuropolis avec un tirage de tête dans un coffret toilé marqué au fer à chaud, ex-libris numéroté et signé, album avec les planches en noir et blanc assorties des bulles et un autre reprenant les planches couleur muettes, à rendre gaga les amateurs du travail de Gibrat. Cette belle édition limitée à 750 exemplaires s’arrachera quand même à 350 euros dès le 11 septembre. Heureusement pour les pauvres, une prépublication intégrale – gratuite – est à lire sur le site de L’Express.


Mattéo © Futuropolis, Gibrat. Pour Tardi, nous n’avons pas encore de visuels. Ça sera pour une prochaine news.

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